(Français) Barkerville; la création de la Colombie-Britannique

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Production du maréchal ferrant actuel

C’est à cause de son attrait que la conquête de l’Ouest américain s’est faite. Il valait tellement la peine que ça a permis d’avoir la construction d’une ligne de chemin de fer à travers tout le pays, cela a même suscité l’intérêt de milliers de migrants pour venir s’installer en terre californienne ! Mais alors et Barkerville ? Saviez que cette ville, tout du moins la région où elle se trouve est la raison de la création de la Colombie-Britannique ?

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L’imprimerie du journal

L’histoire raconte que c’est en 1858 qu’un mineur aurait trouvé de l’or, mais n’étant pas sûr si c’en était bien il l’aurait envoyé au responsable local de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Celui-ci lui aurait répondu immédiatement que oui, mais qu’il devait se taire et ne pas ébruiter le son. Il y avait eu quelques années auparavant le « gold rush » en Californie et on ne voulait pas retrouver la même folie sur ces terres. C’est en 1858 que la Colombie-Britannique fut fondée, Richard Clément Moody fut le premier lieutenant-gouverneur général (hasard des choses, il était aussi la personne responsable de la Compagnie de la Baie d’Hudson qui avait dit de taire la trouvaille). Ce n’est finalement qu’en 1861 que la ruée vers l’or eu lieu après que les rumeurs de trouvailles soient officiellement publiées.

 

Création de la Colombie-Britannique

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La fin du village, pour aller plus loin vers les mines

La ruée vers l’or californienne et celles en Colombie-Britannique ont une différence majeure. Lors de l’arrivée des mineurs en Californie il n’y avait pas d’état, pas de lois. En ayant attendu et officialisé la colonie anglaise, cela a permis de mettre des cadres juridiques pour ne pas en garder les mêmes images que nous avons du Far West : débauche, massacres, vols, lois du plus fort. Ce n’était pas parfait, mais il y eut un désir de légiférer l’environnement un tant soit peu. C’est ce qui fera une grande différence sur ces deux ruées vers l’or, l’appel à la loi sera beaucoup plus fréquent en Colombie-Britannique alors que quasi inexistante pour le début de l’aventure américaine.

 

Barkerville, la ville historique

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Carte de la ville actuel

C’est à une centaine de kilomètres de Quesnel plus à l’Est, que se trouve la ville de Barkerville, nommé en l’honneur du mineur anglais Billy Barker qui a trouvé un énorme filon en 1861 à cet emplacement. C’en ai rapidement devenu une ville importante pour le minage, car elle se trouvait au cœur de la vallée de la rivière Thompson là où se trouvait les gisements. Ç’a été une ville active jusqu’au début du 20e siècle, par la suite l’intérêt pour l’or était en déclin. Elle a eu un sursaut d’activité après le crash de 29, mais seulement pour quelques années jusqu’au moment où l’économie était de nouveau au beau fixe. C’est en 1957 que le gouvernement de la Colombie-Britannique décide de faire de Barkerville une ville historique et de la rénover en l’état comme à son apogée. C’est maintenant un des plus grands sites historiques américains avec 130 bâtiments sur plusieurs rues. C’est un village vivant où l’ambiance de la ruée vers l’or est rejouée avec des dizaines d’acteurs.

Ouvert de mai à septembre, Barkerville est maintenant une reconstitution vivante des principaux bâtiments d’activités de l’époque ; bars, hôtels, cantines, laverie, dentiste, journal, maréchal ferrant, église, etc. Il y a des visites guidées afin d’en connaitre plus. Cependant, même sans ces visites guidées on peut être plongé dans l’univers de l’époque avec les acteurs représentants les différents métiers et citoyens qui faisaient partie de la ville.

Des conditions difficiles

Habiter le Canada des années 1870 n’était pas l’endroit le plus accueillant du monde, surtout si on prend l’emplacement de Barkerville qui est assez élevé, mais aussi beaucoup plus au nord que là où Québec peut se trouver. C’était une terre qui n’avait pas de raison d’être habitée non plus. Amérindiens et trappeurs étaient les habitants, passagers de ces lieux, mais c’est avec l’or que les gens ont commencé à s’y installer, il n’y avait pour ainsi dire rien du tout à cet emplacement. C’est à environ 700 km de Vancouver. C’était plusieurs jours de cheval et de marche pour s’y rendre. En hiver, c’était une vallée assez isolée. Le courrier en partance ou en venant à Barkerville avait environ 6 mois de délais.

barkervilleIl y avait pourtant des Overlanders, c’est le nom qui était donné à ceux venant en Colombie-Britannique par les terres, que ce soit du Québec (rare) ou des prairies. Plusieurs mois de marche pour se rendre à Barkerville. La visite de ce village nous en apprend plus sur ces gens qui ont bravé des conditions terribles pour en arriver là.

La population de Barkerville était originaire du monde entier, beaucoup d’américain qui ont fait le gold rush californien, des immigrés européens et chinois, des filles achetés jeune pour faire l’animation des bars et des anciens esclaves. D’anciens esclaves qui avaient des métiers reconnus, l’on comptait le barbier et le dentiste de l’époque. C’est une donnée que l’on connait peu, celle des immigrés du continent africain au Canada. Rares sont ceux qui savent qu’un des premiers bourreaux à Québec était un ancien esclave noir. Alors qu’on sait que la guerre de sécession américaine (1861-1865) concernait la question de l’esclavage (entre autres) et que 100 après il y avait toujours la ségrégation chez nos voisins du sud. Il ne faut pas croire cependant que le racisme n’existait pas à Barkerville et que tout était mieux de ce côté-ci, mais lors des rués vers l’or, un peu monde à part se crée.

Le plus vieux Chinatown du Canada

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L’école chinoise de la ville ou l’on peut apprendre la calligraphie et quelques phrases.

S’il y a un milieu qui en témoigner c’est bien l’immigration chinoise, originaire du Guandong qui vinrent immigrer ici afin de devenir mineur. La chine impériale de l’époque, envahie par les Anglais, ne permet pas à sa population d’émigrer, sauf pour les gens de la région du Guandong qui est une province côtière extrêmement pauvre et surpeuplée déjà. Cependant, même si les femmes pourraient émigrer, seuls des hommes vinrent au Canada tenter leur chance de la bonne fortune. Conditions difficile, mais aussi un voyage extrêmement couteux qu’une famille ne pourrait payer à plusieurs membres.

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l’entrée du Chinatown

La population chinoise de Barkerville était très nombreuse, ce fut le premier Chinatown du Canada et il y a encore le plus vieux bâtiment de l’époque, celui de la société secrète Chee Kung Tong. C’était une population assez discriminée que l’on considérait comme voleuse de travail, d’or. La population chinoise se mélangeait très peu avec le reste de la population. Le Chinatown de Barkerville était très fonctionnel et avait l’expérience de certains Chinois qui avaient immigré de Californie suite à la ruée vers l’or de là-bas. La visite guidée du Chinatown est très intéressante sur l’histoire de la population chinoise de l’époque que ce soit en Chine ou pour leur arrivée ici.

Impressions

barkervilleC’est une ville peu, pas connue maintenant, mais apparemment à l’époque c’était une place aussi connue qu’ont pu l’être les villes de l’Ouest américain, car la région où se trouve Barkerville aurait plus d’or que ce qu’il y a pu avoir dans le sud. Encore maintenant il y a des manières et des prospecteurs dans les vallées alentour.

Même si c’est une attraction touristique, nous avons été agréablement surpris de notre visite, l’aspect historique nous a permis d’apprendre beaucoup de choses sur les conditions de vie de l’époque. Tant sur les maisons de mineurs, les mœurs, la création de la province, les conditions des immigrés, c’est étrange que l’on ne connaisse pas du tout Barkerville en étant Canadien, alors que la ruée vers l’or américaine est relativement connue par tous.

(Français) Arrivée en Colombie-Britannique

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Drôle de journée qui commença le mardi 25 avril dernier. Nous étions arrivés à Calgary la veille, fraîche température, maussade, nous avons décidé de nous poser dans un petit café pour nous réchauffer avant de trouver l’emplacement pour la nuit, au Walmart du coin. La nuit a été fraîche, et quelle surprise au matin, en enlevant les protections au fenêtre, une pellicule de neige recouvrant le sol. Une température avoisinant le zéro, neige annoncé dans la journée, il n’était pas envisageable pour nous de rester ici avec cette température, avec aussi de nouveaux pneus d’été!

Nous avons donc déjeuner à l’intérieur du camion, profitant de la chaleur du réchaud qui nous permet de prendre le café et le thé dans une piece où il fait bon.

A midi, nous avions rendez-vous avec une des responsables de la monnaie locale de Calgary. Après notre entrevue, proche de 14h, nous avons décidé de prendre la route, direction le sud.

Pourtant aussi proche des fameuses Rocky mountains, il était encore trop tôt dans la saison pour profiter pleinement de bonnes températures à marcher autour de Jasper et de Banff. Nous y reviendront plus tard dans l’été, c’est certain.

En premier lieu, direction fort Macleod, en Alberta, la neige a disparu rapidement en quittant Calgary et laissant voir de magnifiques plaines vallonées.

Puis, en direction de l’ouest, sur la route 3, nous avons commencé une ascension avec l’escargot, entre deux grands monts, au nord le mont Tornado à 3100 mètre d’altitude et au sud, castle montain à 2900 mètre. Passant la dernière ville en Alberta, Coleman, nous avons parcouru une route sinueuse et spectaculaire. Des vues à couper le souffle en passant le Crowsnest Pass qui se situe à 1400 mètre d’altitude. Le soleil toujours présent, nous traversions ce canyon, les yeux rivés dans les hauteurs, à profiter de chaque moment, jusqu’au coucher du soleil. En fin de journée, arrivés à Fernie, jolie petite ville, nous avons trouvé une piscine pour prendre une douche. Nous avons eu la chance de profiter de la dernière demie heure d’ouverture de la piscine, pour relaxer dans le spa et le sauna avec vue sur les montagnes dorées par les derniers rayons de soleil.

Détendus, nous avons poursuivi un peu la route pour trouver un stationnement de Walmart pour dormir.

Une journée bien riche, diversifiée en paysages, en températures, notre arrivée en Colombie Britannique nous donne le gout de la parcourir, de la découvrir dans sa saison estivale!

De Windsor à Détroit l’abandonnée et quelques autres extrêmes

détroit windsorDe là où nous étions, la vie était douce, le temps clément, les gens agréables et la vue magnifique, on voyait Détroit de l’autre côté de la rive. Un grand lac et une rivière éponyme de la ville convoitée nous séparaient du pays voisin, nous étions à Windsor et nous allions bientôt passer la frontière.  Nous étions encore du côté canadien, mais pourtant déjà avec un pas du côté du voisin. Les gens chez qui nous logions à travers le site Couchsurfing étaient des Canadiens, mais la proximité avec la fameuse ville de l’automobile américaine marquait les habitudes. Des gens de leurs familles travaillent aux États-Unis tout en habitant au Canada et eux-mêmes vont à Détroit quelques fois par mois pour faire des courses ou pour passer du temps.

Windsor, ville d’histoire et de jumelage

Il y aurait beaucoup à dire sur Windsor, ville de l’Ontario au Canada, nous n’y avons pas passé beaucoup de temps, mais y revenir serait un plaisir. C’est d’ailleurs pourquoi, bien que Québec soit dans les premières villes à être colonisé, c’est la région des Grands Lacs qui sera la partie la plus utilisée au départ. Car un microclimat est créé par la présence des lacs et permet une température beaucoup plus clémente que dans le reste du pays. La présence de la route des vignobles le montre aussi. Beaucoup de noms français sont présents dans les rues de Windsor, les Franco-ontariens présents prouvent de la longue présence de la communauté francophone.

Les gens chez qui nous logions durant ces 2 jours avaient une petite ferme en plus de leur activité professionnelle, agréable et attentionnée, férus des histoires et mêmes intérêts politiques que nous, nous étions comme dans un cocon. Beaucoup de conseils et de choses à voir, notamment la plus grande librairie de livres usagés d’Amérique ! C’est en parlant avec eux aussi que l’on se rend compte que Windsor bien que ville Canadienne, dépend beaucoup de sa voisine économiquement parlant, une grande partie de sa population vie par ou grâce Détroit. Il était temps pour nous d’aller du côté de l’Oncle Sam !

Du côté américain

Détroit frontièreNous étions un peu stressés par le passage de la frontière, car l’Escargot nous semblait la proie idéale pour un douanier zélé ! Les peurs n’auront finalement pas été confirmées, outre l’attente d’une heure et demie afin d’avoir les papiers, l’escargot aura bien été fouillé, mais sans plus. Les clés remises dans le contact, le moteur allumé et nous voilà prêt à foncé dans la ville qui a fait faillite !

Détroit est une ville mythique, non pas grâce à Eminem, mais elle représente l’Amérique victorieuse et ayant un modèle économique faisant ses preuves. Jusqu’à 2008, lorsque les usines automobiles de Ford, GMC et Chrysler fermeront et que 400 00 emplois seront perdu : la ville demandera la faillite. La ville était florissante, de bons salaires pour les ouvriers et le plein emploi, la crise fera de Détroit une ville fantôme passant d’un million et demi d’habitants à 700 000. (voir documentaire de Michael Moore “Roger et moi” sur la ville de Flint)

détroit abandonnéC’est quasiment 9 ans après cela que l’Escargot fait ses premiers kilomètres dans la ville du Do It Ourselves. C’est dans les temps de crise qu’il faut apprendre à s’organiser. Les habitants de Détroit ne feront pas exception à cette maxime et une initiative particulièrement fera parler d’elle jusque dans le documentaire Demain comme étant un exemple : L’agriculture urbaine.

Une ville abandonnée

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L’immeuble des loges maçonniques de Détroit

Quand on arrive à Détroit depuis la frontière canadienne, on se retrouve rapidement dans le centre-ville, les gratte-ciels se battent entre eux à qui sera le plus haut et la face que nous montre la ville est bien la scène de théâtre comme quoi la finance est toujours là. Cependant, dès que l’on passe la voie du chemin de fer un boulevard, la banlieue citadine est présente et nous montre l’arrière du décor. Perdre 50% de sa population en quelques années, ce n’est pas rien et ça laisse des traces forcément, alors quand en plus cela se passe avec la crise des subprimes qui a évincés des milliers des familles à travers les États-Unis on s’imagine bien qu’une ville avec 400 00 emplois en moins doit être assez touché. On l’avait vu en image, mais le voir en vrai est autre chose. Une fois que l’on arrive dans les quartiers résidentiels de la ville, il n’y a plus  qu’un tiers des maisons qui semblent avoir âmes qui vivent.

détroit abandonné

Les immeubles abandonnés aux côtés du sport buisness

Nous avions vu quelques documentaires qui traitaient de l’agriculture urbaine et ce qui se passe à Détroit, on se disait que ce serait bien pour le projet, ça allait en plein dedans. Nous étions loin de nous imaginer la taille de la zone dévastée. Alors que l’on pensait les trouver en déambulant, c’est un immense champ de maisons abandonnées, d’immeubles vides et d’anciennes usines sans âmes. Au milieu de tout cela se trouvent parfois des oasis de vies, mais toujours uniformes. Au final on ne les aura pas trouvés, ce sera pour une autre fois, nous avions sous estimés la grandeur du terrain de jeu de la reconstruction sociale, mais l’idée reste en tête. En discutant avec une personne de la ville nous apprendrons que dans les quartiers résidentiels où il y a des espaces vides entre les maisons correspond en fait à une maison qui a brûlé. Les pompiers essayaient au départ de lutter contre les incendies, cependant les maisons étaient forcément inhabitables par la suite et cela devenait plus des squats ou des terrains de jeux pas forcément très appréciables. détroit abandonnéOutre ces faits, c’était surtout que ces maisons devenues taudis devenaient dangereuses et que la sécurité devenait dure à garantir, car des enfants ou des gens du quartier allaient dedans. Alors pour pallier à cela, on préfère les laisser brûler au complet pour les raser et ainsi avoir un terrain vierge. L’histoire ne dit pas cependant à qui revient les terrains et les profits par la suite ni qu’est-ce qu’il adviendra quand tout aura brûlé et que la ville reprendra son essor comme elle est en train de le faire.

détroit abandonnéOn ne pouvait pas rester longtemps dans la ville, nous déambulions au travers des édifices des points d’intérêts que nous nous étions fixés au fur et à mesure que notre safari avançait. Terme péjoratif et pourtant on s’est rendu compte que l’on pouvait agir de la sorte, honte sur nous. Dans la voiture, caméra à la main pour prendre des photos, et par la suite quelques vidéos, témoignage de ce que l’on voyait sans jamais descendre, une certaine peur de l’inconnu, une peur de ce que l’on voyait indiciblement, alors que c’est pourtant ce que nous visions et pouvions côtoyer ailleurs. Cependant, il faut admettre que la misère est plus effrayante loin de chez soi, on n’a pas de replis possibles, pas de connu vers lequel se diriger. C’est alors que nous étions en train de nous diriger vers le marché, que nous nous sommes perdus une nouvelle fois dans l’aventure. Roulant tranquillement, nous avons vu au loin ce qui semblait être un terrain vague avec des installations.

De l’art militant

C’est à la fin de l’exposition, que nous arriverons par l’entrée et que nous aurons des explications. C’était en fait un terrain qui a servi d’exposition à des artistes et qui avaient été le fait de MBAD museum African Bead Gallery. Un magasin de perles africaines qui est aussi une résidence d’artistes. On aura été subjugué par les œuvres exposés, vraiment très parlante sur une certaine domination de la société.

 

détroit abandonné travailÀ la suite de notre visite, nous serons finalement en direction du marché puis sur le départ de la ville. Comme si elle avait voulu nous dire qu’elle valait le coup et que la lutte peut continuer, comme en témoigne l’histoire de la ville et certains monuments que les actuels dirigeants doivent vouloir oublier. Détroit était une ville ouvrière déchue qui se fait reconquérir par la finance, son attraction est forte, son climat est doux et les lacs à proximité. Pour la première ville américaine nous aurons passage aura été plus touristique que servant de témoignage, c’était pour nous mettre dans le bain. Mais nous y retournerons.

Our inner travel at the vipassana meditation center

vipassana québec montebello méditation

Salle de méditation homme

Before we began our journey all across Canada and the United-States, we decided to go on an inner journey through a retreat at the Vipassana Meditation Center in Montebello. We signed up for ten-day retreat in which we would learn meditation techniques in complete silence and segregation in a beautiful location!

First, here is a definition of Vipassana meditation according to Wikipedia.

Vipassanā (Pāli) in the Buddhist tradition means insight into the true nature of reality, namely as the Three marks of existence: impermanence, suffering or unsatisfactoriness, and the realisation of non-self. Presectarian Buddhism emphasized the practice of Dhyana, but early in the history of Buddhism Vipassanā gained a prominent place in the teachings.

Vipassanā meditation has been reintroduced in the Theravada-tradition by Ledi Sayadaw and Mogok Sayadaw and popularized by Mahasi Sayadaw, V.R. Dhiravamsa, S. N. Goenka, and the Vipassana movement,] in which mindfulness of breathing and of thoughts, feelings and actions are being used to gain insight into the true nature of reality. Due to the popularity of Vipassanā-meditation, the mindfulness of breathing has gained further popularity in the west as mindfulness.

Farther on, a description of the method on the website :

Vipassanā-meditation uses mindfulness of breathing, combined with the contemplation of impermanence, to gain insight into the true nature of this reality. All phenomena are investigated, and concluded to be painful and unsubstantial, without an immortal entity or self-view, and in its ever-changing and impermanent nature.
Mindfulness of breathing is described throughout the Sutta Pitaka. The Satipatthana Sutta describes it as going into the forest and sitting beneath a tree and then to simply watch the breath. If the breath is long, to notice that the breath is long, if the breath is short, to notice that the breath is short.
By observing the breath one becomes aware of the perpetual changes involved in breathing, and the arising and passing away of mindfulness. One can also be aware of and gain insight into impermanence through the observation of bodily sensations and their nature of arising and passing away.

Here is the daily schedule at the center. For more details about the rules that are to be followed during the retreat, you may refer to the website of Montebello Vipassana Center.

This the time schedule of a meditation day:

  • 4:00 am Morning wake-up bell
  • 4:30-6:30 am Meditate in the hall or in your room
  • 6:30-8:00 am Breakfast break
  • 8:00-9:00 am Group meditation in the hall
  • 9:00-11:00 am Meditate in the hall or in your room according to the teacher’s instructions
  • 11:00-12:00 noon Lunch break
  • 12noon-1:00 pm Rest and interviews with the teacher
  • 1:00-2:30 pm Meditate in the hall or in your room
  • 2:30-3:30 pm Group meditation in the hall
  • 3:30-5:00 pm Meditate in the hall or in your own room according to the teacher’s instructions
  • 5:00-6:00 pm Tea break
  • 6:00-7:00 pm Group meditation in the hall
  • 7:00-8:15 pm Teacher’s Discourse in the hall
  • 8:15-9:00 pm Group meditation in the hall
  • 9:00-9:30 pm Question time in the hall
  • 9:30 pm Retire to your own room–Lights out

Audrey’s Experience

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Entrée principale du centre

I went on a first Vipassana 10-day retreat in summer 2014 and on a second one 5 months later. In December 2015, I decided to serve during a retreat. It is upon my return from that service that Laurent and I first talked about the possibility of travelling together the following year.

This third retreat was distinct from the previous ones, with its own difficulties and successes.

During the first three days, I met again the foe of sleep. I struggled to stay focused and meditate : as soon as I was cross-legged, my back upright, and closed my eyes, my body soon became heavier and wouldn’t stop twitching. My meditations back in the dormitory were rather short, the bed luring me into napping. During group meditation, I couldn’t keep my mind focused on the task of observing by breath as it passed through my nostrils.

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Salle de repas des filles vu de celle des garçons. Durant les 10 jours, les rideaux sont mis

Then, on the fourth and fifth day, the foe of “doing” took over. My mind would wander off outside of the centre, into the truck, thinking about what work was left to be done on it. I was often thinking about Quebec City, about all that I had experienced over there, doing a kind of survey of the past to better welcome what was to come, feeling gratitude towards all the people that had helped me on the way.

But this wasn’t the time for assessing my life. I was supposed to concentrate and observe each part of my body with neither avidity nor aversion.

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Sentiers de marche

On the fourth day, whenever my mind started to be calm and focused, I felt a strong tickling sensation somewhere on my back. “Don’t react”, I told myself. Be equanimous, that’s what you’re here to learn.” On the fifth day, I still wasn’t equanimous. The sensation persisted whenever I was sitting, and my mind would be agitated thinking back about Quebec City, the future, my family and about Laurent who was probably having his own experience.

To be in the same place doing the same thing for 10 days without seeing each other, that was complete nonsense! I wanted to leave…

Everyday, I would take a walk during lunch time. I would look towards the parking lot and would see the Snail : Laurent is still here, he hasn’t left, I told myself, a smile on my face.

On the 6th and 7th day, my mind was getting more refined. I could feel the sensations on my body, scan specific body parts and the tickling sensation came and went but it gradually faded until it became a light tingling.

Then, you realize there is nothing permanent, that everything is continuously changing. A nice sensation on your body can transform into something unpleasant 10 minutes later. That is life and that is what Buddha taught through this meditation method.

On the eighth and ninth day, I felt like I wanted to skip those days, be reunited with Laurent and use what I had learned in my daily life during the trip.

On the 10th day, I had a wonderful meditation in the morning before we ended the noble silence. After 9 days, we could finally connect with the men and women around us. The segregation was over. I was excited and a bit anxious to see Laurent again, to speak with him without any physical contact.
After Vipassana, my conviction was great and I intended to make meditation part of my daily life.

Laurent’s experience

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Tout est inscrit pour ne pas avoir à parler

Ever since I’ve known Audrey, I have heard about Vipassana meditation, about those retreats during which you can’t speak. The idea sounded interesting. When I first learned about the existence of this method, I had just started transcendental meditation, for which I had been initiated by a member of the Accorderie of Quebec City. I was in between jobs, doing a lot of yoga, running and as recommended by the method, I meditated 20 minutes a day, twice a day. I could feel the benefits, in the sense that meditation has an inherent resting effect, both physically and mentally. For me, the morning meditation was like a smooth wake-up, whereas the evening meditation was a way to let go of the day’s worries and to slowly transition to evening activities.

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Maison des servantes

It lasted about 6 months. Then, I started my job at the Accorderie and my commitments for social justice started to take up more of my time. So, as many people do, I chose to stop doing certain things, lack of time being my excuse. I did not intend to drop out, I just gradually stopped, thinking : “I’m tired this morning” or “It’s getting late” or “I’m late for work.” The system started to get the best of me, and my schedule became more important. However, in my job, I often talked about time, because we are a bank of time. It is important to value what really matters to us, not what the system imposes on us. My choice was a conscious one. I liked my job and in fact it didn’t take up too much of my time. It was my point of view on things, I think. In the end, meditation was completely out of my life.

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Salle de repas hommes

But now, I had left my job and two years later, I was about to set out on a road trip. That was a whole new game. Audrey had done three retreats before and wanted to do one more. Every time someone told me they had done one or were going to do one, I said it was a good thing for them to allow time for that, but that I personally could not do it with my job. Now I was still hesitating but I didn’t have an excuse, so when Audrey talked about it, I thought it was the time to make it happen even though I had some apprehensions. Also, we were leaving our home in March and sleeping in a truck at the end of winter didn’t sound very fun. So the retreat would be a way to postpone the road trip 2 weeks until it gets a bit warmer.

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Sentier de marche

So on March 15th, we arrived at the Vipassana Center of Montebello. It was a wonderful place in the country surrounded by a forest. The Center is located in the old Sendbergh, a boarding school where Prime Minister Justin Trudeau attended.

As soon as we arrived, we saw two waiting lines, one for women and another for men. First, they give you a little booklet to read. It describes Vipassana meditation and what to expect from the 10 days to come. It also says that if you are feeling incapable of doing this, you should leave now or commit to doing the full 10 days. When you sign up on the Internet, it is mentioned that you must stay for the whole duration of the retreat, of which 9 days are in complete silence, without physical or eye contact with others.

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Chambre garçons, anciens étudiants

Once you have read through the whole booklet, you sign up officially and you are assigned a room. Usually, new students sleep in a small dormitory whereas seniors sleep in a room for two.

At 6:30 pm, they serve the last dinner for the next 10 days. Then, there is the first meditation, during which they explain the rules and the “Noble Silence” starts.

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Résidences hommes

On the 9th day, the silence is broken and we can speak again and interact with the opposite sex in the afternoon. I will not describe in more detail the rules and conditions of the retreat. A lot of information about this can be found on Wikipedia or on the Vipassana Centers’ website.

So what’s left for me to talk about is my impressions. Even though I was happy to do this, I had apprehensions. From 6 am to 9 pm everyday, I would not be able to read, write nor go on long walks. I would just meditate… So what was I going to do during the breaks?

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Chemin pour venir au centre

The first and second day of the retreat (after the day of the arrival) went by really fast, because I slept for a big part of the time. I did try meditate at 4:30am, but could not do it. I woke up on the first day, I tried, then went back to sleep. On the second day, I sat down but fell asleep before I started. It’s crazy how much you can accumulate the need for sleep. The previous months, making changes to the truck and planning our trip had been hard work. We had never taken one day off and my body reminded me of that. That is part of the reasons why I thought starting the trip with meditation would be a good thing.

vipassana québec montebello méditationThe remaining 8 days, I went back and forth from wonder to resilience. Mornings were nice because they went by fast : waking up, breakfast, group meditation, relaxation and lunch. But afternoons felt longer. The idea behind the rules and procedure of the retreat is to allow the students to focus only on themselves for 10 days. But students can also come and do a service retreat, cooking, cleaning and doing other chores. When you are a regular student, you have nothing to do but to focus on the Vipassana meditation method. That is also why you can’t talk, read or write, things that can stimulate you mind.

Even without external stimulation, just the fact that you can’t do any activity pushes you to be with yourself and you become conscious of the fullness inside.

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Meditation during the remaining 8 days was not easy, because you have to deal with all the things that come through your mind. It was an interesting way to start off the trip, but it was not restful. Everyday, you do what you must and you try to empty your mind to fully experience meditation. Vipassana meditation is about observing your breath and paying attention to the sensations in your body. The mind is not always the best ally in that. Fortunately, there were places where you could walk in between meditation sessions in order to let yourself go.

Finally, the whole thing was not easy, but after 10 days I was happy of what I accomplished. It was a good place to start our trip from. Then, I knew I had to put into practice in my daily life what I had learned during this time at the temple.

Ce que Québec pourrait prendre d’Ottawa

ottawa transition quebecVoyager à l’avantage de faire découvrir de nouvelles choses. Même si le projet Horizon Transition a pour vocation de se déplacer au sein des différentes initiatives de transition ou de projets alternatifs, nous ne nous refuserons pas l’occasion de prendre de ce qui se fait déjà de manière institutionnelle.

Partant de Québec et y ayant vécu au cours des 6 dernières années, c’est un peu notre point de comparaison par rapport à ce que nous visitons et visiterons pour le moment. Québec est une ville où de plus en plus de nouveaux projets citoyens voient le jour, alors pourquoi ne pas inspirer la municipalité par ce que d’autres font déjà ?

Pour ce premier exemple, nous prendrons Ottawa qui est certainement un excellent comparatif quant aux statuts des deux villes, mais aussi pour la population présente. Alors voici quelques petites idées que la ville de Québec, et d’autres bien sûr, pourrait se nourrir !

Poubelles : ordures, recyclageS ET compostage

Après les dernières réussites de l’administration Labeaume, parler de poubelles n’est pas le malvenu ! On ne parlera toutefois pas heures de passages, mais bien des différentes poubelles qu’un citoyen doit avoir chez lui. On peut compter 4 poubelles dans la maison d’un habitant de la ville d’Ottawa.

Il y aura bien sûr la traditionnelle et encore existante poubelle à ordure, ce n’est pas demain la veille que nous aurons la chance de pouvoir habiter dans des villes interdisant le suremballage, le gaspillage alimentaire et les mauvaises habitudes de consommation. Celle-ci est donc présente tout comme dans la ville de Québec.

La première différence, qui n’est pourtant pas si peu commune, c’est la présence de poubelles pour le compost. Retourner à la terre ce qui vient de la terre, que le cycle de consommation puisse continuer. C’est toutefois un compost industriel, le sort qui est réservé à celui-ci n’est peut-être pas le meilleur, on pourra cependant y mettre les produits impossibles dans son compost personnel comme la viande. Québec n’a toujours pas de compost, malgré l’importance que celui-ci peut revêtir pour la nature. En faisant le comparatif avec Ottawa, on ne pourra pas dire que c’est une question de coût, les deux villes ayant une population équivalente. C’est un choix politique, un choix qui doit changer. Si l’on va de l’autre côté du fleuve, la ville de Lévis a aussi cette poubelle ; Montréal l’a également, c’est pour dire !

Les poubelles dans la rue proposent aussi ce triLa deuxième différence, et c’est la première fois que nous l’a croisons sur le chemin, il y a deux bacs à recyclage ! Il en existe un pour le verre, papier et carton neuf, puis un autre pour ces mêmes matières souillées ! Le recyclage n’est pas système le plus performant dans beaucoup de villes, nombreuses ont le bac sans toutefois correctement l’appliquer. De plus, le recyclage est souvent plus difficile, car les matières sont mélangées et parfois impropres. C’est donc un grand plus que d’avoir deux bacs de recyclage différents. Cela peut le rendre plus efficace de façon simple, faire le tri à la base. Que le citoyen le fasse. Nous sommes encore loin de la ville de Nara au Japon qui a 8 bacs différents, mais c’est un bon début.

Une police de proximité

ottawa transition quebecLes services de police sont souvent mal aimés par une bonne tranche de la population et souvent pour cause ! Le devoir de la défense de la veuve et l’orphelin ne semble plus être la priorité de ces agents de la loi, que celle-ci semble plus les poussés à protéger les acquis de certains.

La police est souvent vue comme une arme de dissuasion ou en action pour punir, le travail en amont est lui pour le travailleur social, la police n’a pas à parler avec la population. Il n’y a qu’à voir lors d’intervention policière quand on se fait crier de circuler alors que la loi n’interdit en rien aux citoyens de surveiller les surveillants.

Il y a cependant beaucoup de cas existant dans le monde, d’une police de proximité, d’une police communautaire qui essaye de venir agir en amont, avant qu’il y ait des problèmes. De personnes étant chargées de la sécurité d’un quartier, mais qui ont aussi pour mission de connaître ses habitants et les gens le fréquentant. Ce n’est pas l’idéal, mais la police d’Ottawa a tout de même mis en place une police communautaire qui a pour mission d’être à l’écoute des gens et d’être en relation avec les organismes du coin. C’est en allant dans un centre communautaire que nous sommes tombés sur un bureau qui disait « poste de police » ; interloqués nous sommes allés parler avec ses occupants et avons pu en apprendre plus.

Nous étions en fait dans le seul poste de police se trouvant dans un centre communautaire, tous les autres postes de police de proximité se trouvant soit dans immeubles ou dans locaux ayant pignon sur rue. Le rôle de l’agent de police travaillant pour ce service à pour mission de faire les mêmes tâches qu’un autre de ses collègues, mais en priorisant l’écoute des citoyens, en allant aux réunions des organismes sous sa juridiction, d’être le premier intervenant pour des délits mineurs qui pourraient se régler autrement que par des punitions. Favoriser le dialogue.

Une belle idée que la ville de Québec pourrait mettre en place afin favoriser les bonnes vies de quartier !

Le concept de « complete street », une idée en vogue dans l’air du temps

ottawa transition quebecAlors que nous discutions avec notre hôte des voies cyclables, elle nous a dit que Main Street avait récemment été refaite, de gros travaux de 2 ans, afin de s’aménager dans le concept de « complete street » ; une rue qui soit aménagée afin de convenir et être accessible à tout type de moyen de transport : piétons, vélos, transports publics, automobiles, livraison de marchandise, commerces, etc.

ottawa transition quebecLa rue en question est finalisée depuis peu et c’est beaucoup de construction qui se font autour en conséquence de l’importance que prendra celle-ci. Ce sont de larges trottoirs, des pistes cyclables sur ceux-ci, des arrêts d’autobus, mais une rue centrale aussi pour les automobilistes. Difficile d’imaginer celle-ci en plein Saint-Roch, à Québec, mais pourquoi pas. Le concept de rue complète semble de plus en plus courant dans le Canada anglophone, plusieurs villes semblent avoir adopté certaines de ces rues pour ce qui est des artères commerçantes. Beaucoup de citoyens de la ville de Québec n’osent pas se déplacer en vélo compte tenu de la dangerosité des rues et des automobilistes menaçants. Ce n’est pas parce qu’il y a peu d’usagers de transport actif qu’il ne faut pas favoriser ces transports, c’est justement le contraire, c’est en favorisant ces modes de transports que le nombre d’usagers augmentera.

Complete Streets is a transportation policy and design approach that requires streets to be planned, designed, operated, and maintained to enable safe, convenient and comfortable travel and access for users of all ages and abilities regardless of their mode of transportation. Complete Streets allow for safe travel by those walkingcycling, driving automobiles, riding public transportation, or delivering goods.[1]

The term is often used by transportation advocates, urban planners, traffic and highway engineers, public health practitioners, and community members in the United States and Canada.

Complete Streets are promoted as offering improved safety, health, economic, and environmental outcomes. Complete Streets emphasize the importance of safe access for all users, not just automobiles. Related concepts include living streetsWoonerf, and home zones.

Source Wikipédia

ottawa transition quebecDepuis notre arrivée en Ontario nous voyons beaucoup d’indications de « Car pool » aux alentours des villes. Ceux-ci sont des stationnements pour automobiles à des terminus d’autobus. Cela permet ainsi aux habitants extérieurs des centres-villes de s’y rendre par transport en commun tout en n’en ayant pas un autobus passant devant chez eux. Cela leur coûtera moins cher de frais de stationnement en ville, et un temps précieux perdu dans les embouteillages pourra être utilisé à lire toute autre activité personnelle.

Station de réparation de vélo

ottawa transition quebecUn petit clin d’œil à l’organisme sans but lucratif de la ville de Québec, Vélocentrix, nous avons vu une station comme celle qu’ils proposent devant leur local. Celui-ci était toutefois géré par le centre voisin, issu de la municipalité. Encore une fois, faciliter l’usage afin d’augmenter les usagers. Une règle simple et efficace.

Relaxing Night at Kabania

kabania horizon transitionWe left Quebec City on a Sunday. It was moving day for us. As of that moment, our choice was made: our house was “the snail”. A moving house to be able to go on an adventure. We registered to a Vipassana, from March 15 to 26, to start our voyage. We will come back to it later. It gave us three days.

The roof of the snail looks great!

We spent three days in Montreal, to unwind and separate our new life from the old one, with “the snail”. Also to celebrate the end of the last few weeks, which had not been the easiest. A lot of work was needed to finish the truck, prepare for the move, say goodbye to everyone, etc

On Tuesday March 14th, a week before we moved, we booked a night in an unusual accommodation. It was a Christmas gift from Audrey’s parents. We liked the concept at Kabania: to sleep in a cabin perched in a tree, in the middle of the forest. It was ideal to prepare for a 10 days meditation retreat, and to leave the city aside!

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Good visibility…

So we left Quebec City on Sunday March 12th, during the evening, at the beginning of a storm. Violent winds put the tired drivers that we were, who only wanted to rest, to the test. Because we left on Tuesday, we went for it again with an even more violent snow storm. The destination was well chosen: north of Trois-Rivières, in the forest, a place that was not the priority for snow plows. Buying a studded tires vehicle, which was a bit odd in the summertime, was ultimately not a bad idea! It was a good first test for “the snail” to see if it would hold on the road!

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A stone to indicate the weather: if it is wet, it rains!

After a few hour drive, we arrived at our destination: a deep dive in the forest. In the parking lot were three cars, and a small cabin which had light. We went inside and found a table with our names, with directions to our cabin. A toboggan was also available, to help us get to our cabin by the paths in the forest.

A ten minutes walk later, we arrived at our Kabane, which was well perched and fairly close to the common house. When we got there at 6pm, it was already dark. We started a fire and went to the central house. Kabania is one of those places where important spaces are shared. Why have a private kitchen, when you can share a larger place, where everybody can cook?
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The common house was really beautiful, entirely made of wood and glazed to the maximum. Inside, there was the kitchen, bathrooms and a large dining area where you can play, relax or party 😉 There must only be three or four other cabins to rent, because the room was not full. A relaxing atmosphere already prevailed. That evening allowed us to relax and prepare for the next following 10 days.

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The inside of the Kabana, the stove side

During the time we cooked and relaxed in the common room, the fire was quietly consuming in the stove of the hut. Laurent was feeding it logs every hour and a half. There was an indication on the stove, saying that you had to be careful because it was heating up a lot. It was true indeed … when it was time to sleep, it was a real stove! It’s amazing how such a small stove can warm up so much space!

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Interior of the Kabane, bed and mezzanine side

Since we arrived late and got up late the next day, we unfortunately did not take advantage of the trails of the Ouareau Forest Regional Park, but the bit that we saw was worth a detour.

Kabania was a small luxury, which was nicely affordable. It is a small budget, but a destination to enjoy nature, if you give yourself time by arriving early and getting up early. Small idea that we found on the spot: it is possible to rent all the huts with a group and enjoy the place, for a weekend, surrounded by friends.

 

Acheter un camion lors d’un encan, notre expérience

Nous en avions entendu parler par une connaissance, mais il est possible de faire une affaire en allant aux encans du gouvernement. Aux deux mois, le gouvernement du Québec organise un encan pour vendre diverses choses qui ne sont plus utilisées. Que ce soit par désuétude ou tout simplement parce qu’il y a un règlement par exemple qui fait qu’un autobus scolaire n’est plus sur le « marché » après 10 ans de vie, même si encore fonctionnel. C’est sur ces bases que nous nous sommes rendus à un encan le 17 septembre à Montréal, ce qui sera finalement le moment de l’achat de notre véhicule.

Un encan est un moment ou des biens sont mis à dispositions au plus offrant. Il est possible d’y faire des affaires comme de s’y faire avoir. Les encans du gouvernement du Québec se tiennent aux deux mois et le lieu est en alternance entre Québec et Montréal. En allant sur le site, vous pourrez y trouver une liste PDF des derniers encans avec le prix de vente des biens et une liste PDF des choses qui se trouveront aux prochains encans.

Il y toutefois des choses à savoir

Il est tout à fait possible d’y faire une affaire, mais vous ne serez pas seul à le savoir. Nous avons été étonnés du nombre de personnes qui étaient là lors de l’encan. Il est vrai que nous étions à Montréal, il paraît qu’il y a moins de gens à Québec. C’est cependant une masse de personnes qui sont souvent expertes ou travaillant dans le domaine qui sont présentes. Il était étonnant de voir la prédominance masculine, tout du moins lorsque nous étions dans la section camion. La journée d’avant l’encan, vous pouvez venir voir les biens mis en vente et pour ce qui est des véhicules, les démarrer pour tester le tout. C’est assez fou de voir que 3 véhicules se déplacent en permanence, toute la journée, afin de booster les véhicules. Côté décroissance, il y aurait à revoir.

Le test de ces véhicules n’est cependant pas anodin, car il vous permettra de voir si le véhicule convient ou pas, si une anomalie peut être présente.

Vérifiez le statut du véhicule

Nous ne sommes pas de conducteurs chevronnés, ni adepte de l’utilisation de moteur à essence, mais la décision du voyage nous mène à acheter un camion. Il y a des choses que nous aurions pu savoir auxquels nous n’avons pas prêté attention et qui ont un peu fait mal.

Nous avons acheté notre véhicule 1900 dollars, ce qui a finalement couté 2100 lors de paiement, car il faut payer une taxe à ce moment. Alors que nous nous attendions à pouvoir le sortir, nous n’avions pas fait attention qu’il avait la mention de « inspection obligatoire », ce qui signifie qu’il doit d’abord passer dans un garage spécialisé dans le contrôle technique pour la SAAQ. On ne pouvait donc pas rouler avec… Il a fallu le remorquer jusqu’au garage en question afin de le faire vérifier. Chance ou pas, le garage était voisin d’un garage mécanique, et lors du remorquage on a pu voir que la courroie de l’alternateur s’était brisé il fallait donc la réparer. Un des mécaniciens de ce garage était auparavant employé du garage voisin et savait ce qu’ils avaient vérifié. On a donc fait les réparations nécessaires. C’était des choses communes qu’il faut de toute façon faire de temps en temps.

Une fois le test passé, le verdict, on coule. Il y a plusieurs choses à faire encore et surtout une compliqué, un voyant sur le tableau de bord ne s’allume pas et c’est celui de l’airbag… On aura beau chercher une solution, n’étant pas de la ville et sans connaissance, il faudra passer par le concessionnaire pour avoir la pièce électronique défaillante. Il faut savoir que les véhicules depuis une certaine date ont l’obligation d’avoir cette pièce. La pièce, bien que n’important pas sur le fonctionnement mécanique du véhicule coûte plus de 500 $, joie.. Il a donc fallu remorquer le véhicule au concessionnaire pour qu’il l’a commande et la programme. Le garage où nous étions ne pouvant le faire n’ayant accès à la programmation. Et il parait que ce genre de pièce à l’occasion ne fonctionne pas toujours. C’est bien entendu une fois arrivé à Québec et en racontant l’histoire que nous avons eu des personnes nous racontant qu’ils auraient eu quelqu’un pour la bidouiller.

Aurions-nous acheté ce véhicule sachant ce défaut lors de l’essai de la veille de l’encan ? La question se pose. La question se poserait-elle si nous avions été entourés de personne connaissant la mécanique autour de nous lors de l’achat ? Ce n’était qu’un simple voyant à voir sur le tableau de bord, un simple statut de véhicule à savoir. C’est bon à prendre en compte lorsque vous miserez. 

Les pneus encore bons ?

Un pneu à lui seul peut valoir une bonne centaine de dollars, alors si vous allez à l’encan pour économiser autant savoir s’ils sont encore bons. On nous a donné un bon truc, il semble qu’il faille mettre une pièce de 25 cents dans une craque du pneu, si le nez du caribou est encore visible, c’est bon, sinon, il est fini. Vérifiez aussi quel type de pneu c’est par rapport à la saison où vous l’achetez. Nous avons acheté un véhicule avec des pneus d’hiver sans le savoir, au moins nous sommes encore là en hiver et n’avons pas à les changer, mais si nous avions prévu partir plus tôt ça aurait été dommageable pour rien.

Bien vérifier la rouille

Au Québec c’est un ennemi des véhicules, avant de vous lancer à miser pour votre futur moyen de locomotion, il est important de bien vérifier la rouille ! Nous avions vérifié, l’état général du véhicule était relativement correct, mais cela ne nous a pas empêchés d’avoir quelques surprises. 

Savoir ce que vous voudrez en faire et en évaluer le travail.

C’est plus particulier pour acheter un camion, mais lors d’un encan c’est important de savoir ce que vous voudrez en faire. Notre véhicule nous a coûté 1900$ et 20 minutes avant c’était un autobus scolaire qui partait pour 2000 $. Après notre victoire à la mise, c’est 5 véhicules plus tard, un des choix possibles que nous avions pris, qui partait pour 700 $. Il est important de savoir ce que vous allez vouloir. Les deux véhicules que nous n’avons pas auraient pu être intéressants. L’autobus scolaire, un luxe de place irremplaçable, mais le coût pour rouler avec et si jamais une pièce casse, ça devient plus compliquer. C’est pourtant un couple ayant fait le voyage en autobus avec leurs enfants qui nous avait inspirés. La voiture à 700 $ était aussi plus haute que la nôtre, mais elle avait appartenu au service d’entretien de la ville. Le prix d’un toit rehaussé est plus cher que le prix auquel le véhicule est parti. Il était également rempli de rangement en métal, donc un coût de plus valut importante pour une personne qui pourrait avoir le temps et le savoir de tout bien séparé.

Au final, nous ne sommes pas si sûrs d’avoir fait une affaire en passant par un encan, il y a trop de choses auquel nous n’avons pas fait attention. Comme nous sommes maintenant avec l’escargot et que les travaux nous en sommes content et nous allons faire un bout avec, mais on se promet d’être plus vigilant à l’avenir !

Horizon transition, et si on allait voir aut’part, aut’chose?

C’est le premier pas vers le lancement de l’aventure! Bienvenue sur Horizon transition, un site qui va relater un voyage à venir, dans d’autres contrées à la découvertes de manières de faire différentes. Apprendre et partager, deux valeurs que nous souhaitons partager via ce site et les médias que nous utiliserons.

Horizon transition, c’est un projet à deux, un projet nouveau pour nous, un essai hors de ce qui nous est connu; à commencer par le monde des automobiles.

– Voyager, oui, mais loin et puis pour faire découvrir non?
– Voyager longtemps?
– Voyager écolo!
– Avec un peu de confort tout de même, non? Oui, mais comment?
– On pourrait y aller en vélo?
– … Achetons un camion!
– Oui bonne idée!

C’est après un dialogue proche de celui-ci, sur plusieurs mois, que l’idée d’acheter un camion nous est parvenu comme étant un choix qui irait bien avec le genre de projet que nous souhaiterions mener. Le site racontera également l’histoire de ce camion, humblement appeler L’escargot, pour l’emblème de la décroissance et de lenteur que cet animal évoque.

Le but du voyage, les apprentissages, la modification du camion, les bons et les mauvais coups, tout cela sera sur le site; une sorte de journal intime des temps modernes, mais avec une finalité que nous voyons déjà comme but; aller au devant des différentes initiatives menant à la transition et vous les partager. Dans nos expériences ici, à Québec, nous avons déjà pu constater qu’il existe beaucoup de choses, que beaucoup de personnes veulent faire,mais que les initiatives et les gens ne sont pas souvent en relation par manque d’information.